Comprendre les différences entre les langages de signes à l’échelle internationale

Premièrement, il est impératif de réaliser que contrairement à une croyance répandue, le langage des signes ne constitue pas une langue universelle. Effectivement, il existe une multitude de langages de signes divergents en fonction des pays et même parfois selon les régions.

Les origines historiques des divergences

Ces langages sont généralement le fruit de l’évolution et des adaptations historiques propres à chaque pays. Pour comprendre ces disparités, il est judicieux de se référer à la langue des signes française (LSF) et la langue des signes américaine (ASL). Ces deux langages de signes sont clairement distincts. La LSF trouve son origine au XVIIIème siècle, initiée par l’Abbé de L’Epée. À l’opposé, l’ASL est issue du langage des signes français, importée aux États-Unis au XIXème siècle par Thomas Gallaudet. Dans ce contexte, c’est principalement la distance et l’évolution sociétale propre à chaque pays qui ont entraîné ces différences de langages.

Un aspect culturel marqué

Outre l’origine historique, la culture influe grandement sur le développement du langage des signes. Le langage de signes véhicule bien plus que de simples notions linguistiques : il est un véritable reflet de la culture d’un pays, avec ses traditions, son histoire et ses coutumes. Les signes utilisés peuvent ainsi varier de manière significative d’une région à l’autre, même au sein d’un même pays.

Inter-compréhension des langages de signes

Malgré ces disparités, il est important de souligner qu’une certaine forme d’inter-compréhension existe entre certains langages de signes. Ainsi, une personne maîtrisant la langue des signes britannique (BSL) aura plus de facilité à comprendre la langue des signes australienne (Auslan) ou néo-zélandaise (NZSL) plutôt que l’ASL ou la LSF.

L’importance du contexte dans le langage des signes

Comme tout langage, le contexte dans lequel un signe est utilisé aura une incidence sur son sens. C’est particulièrement vrai dans le langage des signes. Ainsi, pour capter le sens exact d’un signe, il convient de prendre en compte tous les éléments environnants.

Le rôle des expressions faciales et du corps

Les expressions faciales et le langage corporel jouent un rôle primordial dans la communication par signes. Facilement négligées, ces subtilités peuvent pourtant changer radicalement le sens d’un signe. Il est donc essentiel de toujours les considérer lors de la lecture ou de l’interprétation d’un signe.

Le contexte culturel

Comme mentionné précédemment, le contexte culturel joue un rôle influent dans le langage des signes. Certains signes peuvent avoir un sens différent selon la culture ou le pays d’origine de la personne qui les émet.

En conclusion, le langage des signes est donc un univers riche et complexe, influencé par une multitude de facteurs historiques, géographiques et culturels. Les divergences internationales sont le reflet de cette richesse et de cette complexité. ‘

‘ Le langage des signes aux quatre coins du monde ‘

Le langage des signes n’est pas universel, il existe des différences majeures entre les pays, mais aussi entre les différentes régions d’un même pays. En effet, de même que le langage oral diffère d’un pays à l’autre, le langage des signes a lui aussi évolué de manière distincte. Chaque pays a ainsi son propre système de signes, reflétant sa culture, son histoire et les interactions sociales de sa communauté sourde.

En France par exemple, nous utilisons la Langue des Signes Française (LSF) qui a été élaborée au 18ème siècle, tandis qu’aux États-Unis, on communique en American Sign Language (ASL). L’ASL a des racines françaises, puisqu’elle est dérivée de la LSF, mais elle a subi des transformations importantes au fil du temps. Ces deux langues, bien que partageant certaines similarités, sont désormais considérées comme distinctes.

En outre, nous pouvons souligner l’existence du Makaton en Grande-Bretagne qui est un langage signé différent, conçu spécialement pour les personnes atteintes de troubles de la communication. Le Makaton combine des signes manuels avec la parole afin de faciliter la communication.

‘ En conclusion ‘

Le principal point à retenir est que le langage des signes est aussi divers et varié que tout autre langage parlé dans le monde. Il dépend beaucoup de la culture et de la société dans laquelle il se développe, le rendant unique à chaque lieu. De la LSF à l’ASL en passant par le Makaton, chaque système de signes a ses propres nuances et spécificités. Il n’y a pas un seul « langage des signes universel », mais de nombreux dialectes et langues des signes régionales, chacune avec son propre vocabulaire, grammaire et dialecte.

Comprendre ces différences est essentiel pour toutes les personnes qui souhaitent s’initier à la langue des signes ou travailler avec la communauté sourde. Bien que le langage des signes ait un aspect visuel, il est important de ne pas sous-estimer la richesse et la profondeur de ce mode de communication. Donc, quel que soit le pays où vous vous trouvez, prenez le temps d’apprendre le langage des signes local si vous voulez l’utiliser efficacement.

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